La culture du lin par étapes

La culture du lin par étapes

Comment le lin est-il cultivé ? Combien de temps faut-il à la plante pour arriver à maturité ? Quel impact ont les conditions climatiques sur la qualité de la récolte ? Du champ au textile, les étapes de la culture du lin en France.

  1. Le semis : une croissance de 100 jours

Le lin se cultive seulement tous les 6 à 7 ans sur une même terre. Cette rotation permet d’assurer un lin sain et de qualité. C’est pourquoi, avant de procéder au semis, les résidus de la culture précédente doivent être ramassés. Ensuite, le semi peut s’effectuer. Ce dernier s’effectue au printemps et de préférence dans les quinze premiers jours d’avril pour obtenir une croissance plus rapide. Notez que la plante met seulement 100 jours à atteindre sa hauteur maximale (jusqu’à 1m20), ce qui est très peu en comparaison avec d’autres cultures. Durant cette période, les conditions climatiques ont une importance capitale sur la qualité du lin. Des averses trop importantes peuvent entraîner la verse (le couchage des plantes par terre) or si le lin ne se relève pas, le résultat de la récolte sera mauvais.

  1. La floraison : les quelques heures de la vie d’une fleur

Une tige de lin compte plusieurs fleurs. Chacune d’elles ne va fleurir que l’espace d’une demi-journée ! Ce qui est assez particulier. La floraison a lieu à la mi-juin et dure environs 10 jours. Les couleurs bleutées des fleurs offrent un spectacle éphémère somptueux.

  1. L’arrachage 

Plus ou moins 1 mois après le début de la floraison, en juillet, la plante est mûre et peut alors être arrachée. Cette étape exige un temps sec, car la plante doit sécher avant le rouissage. Le lin est arraché et non fauché, car la fibre est présente sur toute la longueur de la plante. Les tiges sont alors déposées au sol. Cette étape confère aux champs une esthétique particulièrement graphique et une blondeur chaleureuse.

  1. Le rouissage

La dernière étape de la culture du lin est le rouissage. Ce processus naturel est la séparation des fibres et de l’écorce. L’action de la plante au contact du sol, exposée au soleil et à la rosée du matin permet aux micro-organismes d’opérer au démantèlement du ciment reliant les fibres du lin. Bien que le rouissage s’opère naturellement, retourner le lin permet l’obtention de belles fibres, fines et solides. La qualité du lin est déterminée par la vigilance et l’action du liniculteur.  

Enfin, pour que la plante soit exploitable, s’en suit l’étape du teillage qui consiste en la séparation, mécanique, du bois de la tige et des fibres. La fibre du lin est alors prête à être peignée et filée.

Découvrez-en plus sur cette matière noble en consultant nos articles sur le lin et particulièrement sur l’histoire du lin et sa spécificité française.